La collaboration entre la médecine traditionnelle et le système de santé moderne était au centre des échanges entre les responsables du secteur de la santé publique et les membres de la Confédération nationale des tradipraticiens du Tchad, conduits par leur président, Mbaitissem Khamis.
Les discussions ont porté sur les moyens de renforcer cette coopération, ainsi que sur les difficultés auxquelles font face les tradipraticiens, notamment en matière de promotion du secteur et d’accès à des opportunités de formation.
Au cours de la rencontre, les représentants des tradipraticiens ont mis en avant le rôle essentiel de la médecine traditionnelle dans le contexte tchadien, tout en déplorant les contraintes qui freinent son développement. Ils ont plaidé pour une meilleure intégration de cette pratique dans le système de santé national, afin de contribuer à l’amélioration de la couverture sanitaire. La question de l’octroi de bourses d’études au profit des jeunes a également été soulevée.
Les autorités sanitaires ont, pour leur part, reconnu l’importance de la médecine traditionnelle, considérée comme un socle de la médecine moderne. Elles ont insisté sur la nécessité de structurer et de développer ce secteur afin de le rendre plus efficace et complémentaire à la médecine conventionnelle.
Un appel a été lancé à une collaboration étroite entre la Confédération des tradipraticiens et les services en charge de la pharmacopée et de la médecine traditionnelle, dans l’objectif d’améliorer la prise en charge sanitaire des populations.

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