La question du contrôle de la qualité des aliments et de la protection des consommateurs s’est invitée au cœur des débats à l’Assemblée nationale. Ce lundi 5 octobre 2026, les députés ont consacré une question orale avec débat au fonctionnement et aux missions du Centre de Contrôle de Qualité des Denrées Alimentaires (CECOQDA), lors d’une séance tenue au Palais de la Démocratie.
Les échanges, présidés par le Premier Vice-Président de l’Assemblée nationale, Dr Houdeingar Ngarimaden, se sont déroulés en présence du Ministre de l’Élevage et de la Production Animale, Pr Abderahim Awat Atteib, ainsi que de plusieurs membres du Gouvernement.
À l’origine de cette interpellation, la députée Ndougonna Mbakasse Riradjim a exprimé des préoccupations sur le fonctionnement du CECOQDA et sur l’exercice de ses missions. Elle s’est notamment interrogée sur la place accordée au contrôle de la qualité des denrées alimentaires, considéré comme l’une des missions essentielles du Centre, ainsi que sur son rôle dans la protection des consommateurs.
Répondant aux préoccupations des parlementaires, le ministre de l’Élevage et de la Production Animale a apporté des précisions sur le cadre d’intervention du CECOQDA. Il a notamment établi une distinction entre la recherche fondamentale, qui relève principalement du domaine universitaire, et les activités de recherche et d’appui scientifique directement liées aux missions techniques du Centre.
Selon le ministre, les textes qui encadrent le CECOQDA lui attribuent également des missions de formation professionnelle et académique. L’accueil d’étudiants en stage et de chercheurs travaillant sur des problématiques relatives au contrôle de la qualité des denrées alimentaires s’inscrit ainsi, selon lui, dans les attributions du Centre.
La présence du CECOQDA sur le terrain a également été évoquée. Le ministre a indiqué que des agents sont déployés notamment aux postes frontaliers de Nguéli et à l’aéroport international Hassan-Djamous. Leur mission consiste à contribuer au contrôle et à la traçabilité des denrées alimentaires entrant et sortant du territoire national.
Les députés ont également questionné le gouvernement sur la provenance des produits alimentaires, la qualité de la production locale et les responsabilités des différents intervenants dans la chaîne alimentaire.
Sur la circulation des produits interdits ou non conformes, le ministre a assuré que des contrôles sont réalisés aux frontières et que des prélèvements sont régulièrement effectués à l’intérieur du pays. Il a toutefois reconnu une limite importante du dispositif : les produits introduits clandestinement à travers des circuits informels échappent aux mécanismes de contrôle officiels.
Face à ces enjeux, le ministre a réaffirmé la volonté de son département de lutter contre la circulation et la consommation de denrées alimentaires non conformes. Il a également rappelé le rôle du CECOQDA dans la mise en œuvre des normes, en collaboration avec la police sanitaire et les services d’assainissement.
Le renforcement des moyens humains et opérationnels du Centre apparaît ainsi comme l’un des enjeux soulevés au cours des débats, alors que le contrôle des produits alimentaires demeure un maillon important de la protection des consommateurs.
En clôturant les échanges, le Premier Vice-Président de l’Assemblée nationale, Dr Houdeingar Ngarimaden, a insisté sur la nécessité d’une responsabilité partagée entre les différents acteurs de la chaîne alimentaire.
Le CECOQDA est appelé à assumer pleinement sa mission de contrôle, les vendeurs à s’assurer de la conformité des produits mis sur le marché et les consommateurs à faire preuve de vigilance et à s’informer avant toute consommation.
Au-delà des missions du CECOQDA, les débats ont ainsi mis en évidence les défis liés au contrôle des denrées alimentaires au Tchad, notamment face aux circuits informels et à la nécessité de renforcer les mécanismes de surveillance sur l’ensemble du territoire.

Leave feedback about this
Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.