A l’occasion de la Journée mondiale de l’habitat et du lancement du Mois urbain 2026, le ministre de l’Aménagement du Territoire, de l’Habitat et de l’Urbanisme, Mahamat Assileck Halata, a mis en avant les actions engagées pour améliorer les conditions de vie et renforcer la résilience des villes tchadiennes.
Parmi les principaux chiffres avancés figure la remise en état de 350 kilomètres du réseau de drainage à N’Djamena lors de la préparation de la saison des pluies de 2024. Cette opération s’est accompagnée de l’acquisition de 12 motopompes de grande capacité et de la formation de techniciens municipaux. Selon le ministre, ces interventions ont contribué à limiter les dommages causés par les inondations dans la capitale.
Au-delà des infrastructures de drainage, le gouvernement entend renforcer l’offre de logements et l’aménagement urbain. Le ministère rappelle notamment que le partenariat entre la SOPROFIM et GELPAZ a franchi une étape le 8 septembre 2026, avec la validation de projets de développement urbain sur plusieurs sites de N’Djamena.
Le Mois urbain 2026 doit désormais déboucher sur une feuille de route opérationnelle précisant les interventions prioritaires, leurs coûts, leurs responsables et leurs échéances. Le ministre fixe également comme objectif de mesurer les résultats à travers des indicateurs concrets : ménages mieux protégés, quartiers assainis, logements améliorés et services accessibles.
Face aux effets des inondations, des sécheresses et de l’urbanisation insuffisamment maîtrisée, le gouvernement veut ainsi faire de l’habitat et de la résilience territoriale une priorité. L’enjeu est désormais de transformer les interventions déjà engagées, dont les 350 kilomètres de drainage réhabilités et les 12 motopompes acquises, en résultats durables pour les populations.

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