Doba sans électricité depuis plus de deux mois : une panne à la SNE paralyse la ville
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Doba sans électricité depuis plus de deux mois : une panne à la SNE paralyse la ville

A Doba, chef-lieu de province du Logone oriental, dans le sud du Tchad, l’électricité se fait attendre. Depuis plus de deux mois, une panne technique du principal groupe électrogène de la Société Nationale d’Électricité (SNE) prive la ville d’un approvisionnement régulier en énergie. Une situation qui affecte lourdement les habitants, les services publics, les structures sanitaires et les activités économiques.

La ville de Doba traverse une crise énergétique qui s’installe dans la durée. Depuis plus de deux mois, les habitants vivent au rythme d’une importante interruption de la fourniture d’électricité, conséquence, selon les responsables locaux de la SNE, d’une panne technique du groupe électrogène principal qui alimente la ville.

Cette situation dépasse largement les désagréments liés à l’éclairage domestique. Elle perturbe le fonctionnement des services essentiels et fragilise les activités économiques locales. Dans plusieurs secteurs, les solutions de secours mises en place restent limitées et ne permettent pas de répondre durablement aux besoins.

Au Centre de santé de Bédogo, les conséquences de cette coupure se font particulièrement sentir. Le laboratoire fonctionne au ralenti, faute d’une alimentation électrique suffisante pour faire fonctionner normalement ses équipements.

Pour tenter de maintenir certaines activités, le centre s’appuie sur une petite installation solaire. Mais cette source d’énergie reste limitée. Elle permet principalement au laboratoire de fonctionner entre 10 heures et 14 heures, et encore, à condition que l’ensoleillement soit suffisamment important.

Lorsque le ciel est couvert ou que les examens doivent être réalisés après 14 heures, les difficultés s’accumulent. Certaines analyses sont alors retardées, voire reportées au lendemain. Pour les patients, ces délais peuvent signifier une attente supplémentaire avant d’obtenir les résultats nécessaires à leur prise en charge.

Les services administratifs ne sont pas épargnés par la crise. Ordinateurs, imprimantes et autres équipements informatiques restent inutilisables en l’absence d’électricité.

Face à cette situation, les agents sont contraints de revenir à des méthodes de travail beaucoup plus lentes. Certains documents sont désormais rédigés à la main sur papier avant d’être transportés à l’extérieur pour être imprimés.

Cette organisation de fortune ralentit considérablement les procédures administratives et complique le travail quotidien des agents comme celui des usagers.

Le secteur privé subit lui aussi de plein fouet les conséquences de cette longue coupure. Dans les ateliers de couture, les machines à coudre électriques restent à l’arrêt. Les commandes prennent du retard et les artisans peinent à respecter les délais convenus avec leurs clients.

La baisse d’activité entraîne mécaniquement une diminution importante des revenus. Pour certains responsables d’ateliers, cette situation rend même difficile le paiement régulier des employés.

Les cybercafés et autres petits services utilisant des équipements électriques sont également confrontés à des difficultés importantes. Pour continuer à travailler, leurs responsables doivent recourir à des groupes électrogènes, avec un coût supplémentaire lié à l’achat du carburant.

Une simple photocopie, facturée autour de 25 FCFA, peut ainsi devenir une opération peu rentable lorsque l’on prend en compte le coût du carburant et les contraintes liées au fonctionnement du groupe électrogène. Les clients doivent également patienter davantage, parfois une dizaine de minutes, avant que le service puisse être réalisé.

Au-delà de ces secteurs, c’est l’ensemble de la vie quotidienne à Doba qui est perturbé. L’électricité constitue un élément essentiel au fonctionnement des services modernes, des activités commerciales et des petites entreprises. Son absence prolongée accentue ainsi les difficultés auxquelles sont confrontés les habitants.

Face à cette situation qui dure depuis plus de deux mois, les habitants et les acteurs économiques de Doba multiplient les appels aux autorités compétentes. Ils souhaitent une intervention rapide permettant de rétablir l’alimentation électrique, mais surtout une solution durable afin d’éviter que la ville ne retombe dans une situation similaire.

La panne du principal groupe électrogène de la SNE met en évidence la fragilité du système d’approvisionnement électrique local et les conséquences directes d’une interruption prolongée.

Avec ONAMA Doba

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