La CNDH plaide pour une bonne gouvernance de l’eau
Politique

La CNDH plaide pour une bonne gouvernance de l’eau

A la veille du Forum africain de l’eau, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) du Tchad appelle à une mobilisation continentale pour garantir à chaque citoyen un accès équitable à l’eau potable et à l’assainissement. Son président, Belngar Larmé Jacques, insiste sur le caractère vital et universel de ce droit fondamental.

En prélude au Forum africain de l’eau qui se tient à N’Djaména, le président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), M. Belingar Larmé Jacques, a livré ce mardi 14 juillet 2026 une déclaration marquée par un appel fort à la responsabilité collective. Pour lui, la tenue de ce forum dans la capitale tchadienne est une occasion historique de placer la question de l’eau au cœur du développement durable du continent.

La CNDH rappelle que l’eau ne saurait être réduite à une simple ressource naturelle ou économique : elle constitue avant tout un droit humain fondamental, indispensable à la vie, à la dignité et à la réalisation d’autres droits essentiels tels que l’alimentation, la santé ou le logement. Ce droit, souligne M. Belingar, est reconnu par le droit international, notamment à travers le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels ratifié par le Tchad.

Face aux effets du changement climatique, à la désertification et aux pressions démographiques qui menacent le bassin du lac Tchad, la CNDH considère l’accès à l’eau comme un impératif de paix, de cohésion sociale et de sécurité alimentaire. Elle alerte sur la vulnérabilité accrue des populations rurales, des femmes, des enfants, des personnes handicapées, des réfugiés et des déplacés internes, qui subissent de plein fouet le manque d’eau potable.

Pour inverser cette tendance, la Commission exhorte les chefs d’État africains et les décideurs internationaux à mobiliser les ressources nécessaires pour mettre en œuvre les feuilles de route nationales en matière d’eau et d’assainissement. Elle appelle à des investissements accrus dans les infrastructures hydrauliques, la gouvernance de l’eau et la gestion intégrée des ressources hydriques, conformément aux engagements du Tchad.

La CNDH recommande également la multiplication des points d’eau pastoraux afin de prévenir les conflits récurrents entre agriculteurs et éleveurs. Elle invite les partenaires techniques et financiers à renforcer leur appui en faveur de solutions durables et résilientes face aux effets du changement climatique.

Enfin, la Commission encourage les collectivités territoriales, les organisations de la société civile et les communautés locales à promouvoir une gestion participative et solidaire de l’eau. Elle insiste sur la nécessité d’une évaluation régulière des progrès accomplis et réaffirme sa disponibilité à accompagner les pouvoirs publics et les partenaires dans la promotion d’une gouvernance de l’eau fondée sur les droits humains.

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