Le ministre de la Fonction publique et de la Concertation sociale, Abdoulaye Mbodou Mbami, a présidé deux rencontres, fin août et début septembre, consacrées aux revendications syndicales, notamment celles des enseignants.
A l’approche de la rentrée scolaire, l’initiative tombe à point nommé, même si certains dossiers, comme le demi-salaire de février, commencent sérieusement à prendre de l’âge. Mais accordons au ministre le bénéfice du doute. Il a pris des engagements pour trouver une solution définitive à certaines revendications.
Pendant ce temps, la section SET de N’Djaména affûte ses armes et a déjà déposé un préavis de grève de deux semaines. Le compte à rebours est donc lancé.
Le ministre affiche sa bonne volonté. Il mérite d’être encouragé, sans pour autant être épargné par la vigilance. Car chez beaucoup d’enseignants, on se revendique désormais « Saint Thomas » : voir avant de croire. Et difficile de leur en vouloir après tant d’attente et de promesses.
Monsieur le ministre, il vous reste deux semaines pour franchir la ligne d’arrivée. L’enjeu est simple : faire en sorte que les élèves retrouvent les bancs de l’école, le même jour, dans tout le Tchad. À vous de jouer !

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