Le ministère du Commerce et de l’Industrie a annoncé une série de mesures visant à renforcer la protection des consommateurs et à garantir le respect des normes sanitaires sur l’ensemble du territoire tchadien. Ces décisions concernent à la fois plusieurs producteurs de yaourt à N’Djaména et la commercialisation de l’eau conditionnée en sachets plastiques.
Selon un communiqué officiel, le Centre de contrôle de qualité des denrées alimentaires (CECOQDA) a mené, du 1er au 5 juin 2026, une mission de contrôle dans plusieurs unités de production de yaourt de la capitale. Les inspections portaient sur les conditions d’hygiène, de conservation et de commercialisation des produits.
Les analyses réalisées sur les échantillons prélevés ont révélé des non-conformités majeures. Les rapports font état d’une qualité microbiologique et physicochimique jugée non satisfaisante, mettant en évidence des manquements aux règles d’hygiène, de qualité et de sécurité sanitaire.
Les entreprises concernées par cette mesure sont TAMI Yaourt, Yaourt Alkhiza, Lazza Yaourt et Yaourt Gamar.
Face aux risques sanitaires potentiels pour les consommateurs, le ministère a ordonné le retrait immédiat du marché de tous les lots de yaourt produits par ces sociétés. Leur distribution est suspendue jusqu’à nouvel ordre, en attendant la mise en conformité de leurs installations et de leurs procédés de fabrication.
Le ministère du Commerce et de l’Industrie invite les entreprises concernées à appliquer l’ensemble des recommandations formulées par les équipes du CECOQDA afin de satisfaire aux normes sanitaires en vigueur avant toute reprise de leurs activités.
Par ailleurs, le gouvernement a également pris une mesure d’envergure concernant l’eau conditionnée en sachets plastiques. À travers l’Arrêté n°023/PR/MCI/SG/DGC/26, le ministre du Commerce et de l’Industrie interdit, sur toute l’étendue du territoire national, la production, le conditionnement, l’importation, la distribution et la commercialisation de l’eau en sachets plastiques, quelle que soit sa marque ou son origine.
Cette décision, applicable dès la publication de l’arrêté, est justifiée par le non-respect des normes sanitaires et de qualité prévues par la réglementation tchadienne. Les autorités précisent que toute personne ou entreprise contrevenant à cette interdiction s’expose aux sanctions prévues par les textes en vigueur.
À travers ces mesures, les autorités réaffirment leur volonté de renforcer le contrôle de la qualité des produits alimentaires et de protéger la santé des consommateurs, tout en appelant les opérateurs économiques à respecter strictement les normes d’hygiène et de sécurité sanitaire.

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