L’opposition démocratique a pris connaissance du communiqué N°001/ANGE/2026 annonçant l’organisation, le 21 juin 2026, d’élections législatives et sénatoriales partielles dans les provinces du Hadjer-Lamis et du Chari-Baguirmi. Elle estime que ce scrutin intervient dans un contexte jugé inapproprié.
Selon l’opposition, le climat politique actuel marqué par des tensions, des condamnations de certains leaders politiques et des restrictions sur les manifestations ne permet pas la tenue d’élections apaisées et crédibles. Elle évoque également une situation sécuritaire préoccupante, liée notamment aux attaques de Boko Haram et à des conflits intercommunautaires persistants.
L’opposition remet également en cause la légitimité de l’Agence nationale de gestion des élections (ANGE), qu’elle accuse d’avoir perdu sa crédibilité à la suite du précédent cycle électoral de fin de transition.
Elle estime par ailleurs que toute organisation d’élections devrait être précédée d’une réforme en profondeur du système électoral, incluant une meilleure représentativité entre opposition et majorité au sein des organes en charge des scrutins.
En conséquence, l’opposition appelle la classe politique à rejeter ces élections partielles et exige des réformes constitutionnelles et législatives urgentes du système électoral, touchant aussi bien les institutions électorales que le cadre juridique et politique des élections, en référence à l’Accord politique du 13 août 2007.
Elle souligne enfin que le Tchad ne peut continuer dans une « démocratie de façade » et insiste sur la nécessité d’élections crédibles, transparentes et inclusives comme condition de stabilité et de légitimité des institutions.

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