Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation professionnelle durcit le ton sur les procédures d’avancement en grade des enseignants-chercheurs. Dans un communiqué publié le 11 septembre 2026, le département ministériel rappelle que les promotions et inscriptions sur les listes d’aptitude sont exclusivement soumises à la réglementation nationale et aux mécanismes institutionnels reconnus par l’État tchadien.
Selon le communiqué signé par le ministre Dr Sitack Yombatina, l’avancement en grade des enseignants-chercheurs et chercheurs reste régi par le décret n°900/PR/PM/MFPTE/2006, ainsi que par les accords et conventions conclus avec les organismes interétatiques ou bilatéraux auxquels le Tchad est partie. Le ministère cite notamment le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) et le Conseil Supérieur des Universités Égyptiennes (CSUE).
Le département invite ainsi les établissements d’enseignement supérieur publics et privés, ainsi que les enseignants-chercheurs et chercheurs, à respecter les procédures d’évaluation et de reconnaissance des grades prévues par les conventions auxquelles le Tchad a adhéré.
Le ministère met particulièrement en garde contre les évaluations, inscriptions, nominations et promotions réalisées en dehors des structures et procédures officiellement reconnues. De telles décisions, précise le communiqué, sont « nulles et de nul effet » et ne peuvent donner lieu à une nomination ou à une reconnaissance sur le territoire national.
Cette mise au point vise, selon le ministère, à préserver la crédibilité, l’excellence et la qualité du système d’enseignement supérieur et de recherche scientifique. Elle doit également contribuer au respect des dispositions légales encadrant les nominations aux différents grades et fonctions dans le secteur.
À travers ce rappel, le ministère entend donc réaffirmer la nécessité pour les universités, instituts, grandes écoles et acteurs de l’enseignement supérieur de s’inscrire dans les procédures institutionnelles reconnues par l’État et les organismes partenaires.
Le communiqué, signé à N’Djamena le 11 septembre 2026, constitue ainsi une mise en garde à l’ensemble des acteurs du secteur contre toute procédure d’avancement ou de promotion ne répondant pas au cadre réglementaire en vigueur.

