L’Institut tchadien de recherche agronomique pour le développement (ITRAD) et l’Alliance nationale des entreprises agricoles tchadiennes (ANEAT) ont signé, ce vendredi 10 juillet 2026, un accord de partenariat public-privé visant à développer la production de semences améliorées au Tchad.
Cette convention, intitulée « Vers la souveraineté semencière du Tchad », ambitionne d’accélérer la production locale de semences, de réduire la dépendance aux importations, d’améliorer l’accès des agriculteurs aux semences certifiées et adaptées, et de contribuer à la sécurité alimentaire.
La cérémonie de signature a été présidée par le Secrétaire général adjoint du ministère de la Production et de l’Industrialisation agricole, Allakéré Arthomas, qui a souligné que ce partenariat marque une étape importante dans l’histoire de l’agriculture tchadienne. Selon lui, il traduit l’engagement du gouvernement à renforcer les efforts en faveur de la souveraineté alimentaire.
Pour le directeur général de l’ITRAD, Abdelkadir Altidjani Koïboro, cet accord répond à une nécessité, l’État ne pouvant pas, à lui seul, supporter l’ensemble des investissements nécessaires au développement agricole. Il a également insisté sur le besoin d’accompagnement scientifique, institutionnel et réglementaire du secteur privé.
De son côté, le président de l’ANEAT, Hachim Haroun Ahmat, a indiqué que cette convention permettra une meilleure coordination entre la recherche, la production et le marché, tout en favorisant l’augmentation des rendements grâce à la disponibilité de semences améliorées et au partage des risques et des coûts entre les secteurs public et privé.

