Les secrétaires généraux provinciaux du Syndicat des enseignants du Tchad (SET) de la zone méridionale demandent au Gouvernement d’accélérer les négociations sur les revendications des enseignants avant la rentrée scolaire 2026-2027. Réunis le 12 septembre à Laï, dans la province de la Tandjilé, ils estiment que les avancées enregistrées restent trop lentes au regard du chronogramme établi.
La rencontre a permis d’évaluer les recommandations formulées lors de la réunion tenue le 18 octobre 2025 à Doba, dans le Logone Oriental, puis transmises au Bureau exécutif national du SET et au Gouvernement. Si les responsables syndicaux reconnaissent certaines avancées, ils déplorent toutefois la lenteur de leur mise en œuvre.
Les responsables provinciaux du SET interpellent ainsi le Bureau exécutif national, la Confédération indépendante des syndicats du Tchad (CIST) et le Gouvernement afin que les négociations au sein du comité tripartite aboutissent rapidement à la signature d’un protocole d’accord et à l’adoption de son décret d’application, avant le début de l’année scolaire.
Le syndicat remet également sur la table plusieurs revendications. Il demande notamment le reversement des retenues opérées sur les salaires des enseignants en février 2026, la levée officielle du moratoire sur les études supérieures et le dégel des effets financiers liés aux actes de carrière.
À ces revendications s’ajoutent l’intégration des lauréats en attente, par promotion, ainsi que le respect des engagements pris envers les maîtres communautaires, dont le SET souligne le rôle dans le fonctionnement du système éducatif.
À travers leur communiqué, les secrétaires généraux provinciaux de la zone méridionale préviennent que le Gouvernement sera tenu pour responsable si ces préoccupations ne sont pas prises en compte. À quelques jours de la rentrée scolaire, le syndicat entend ainsi maintenir la pression pour accélérer le règlement des dossiers en suspens.

