Société

Tchad : 926 médecins en attente d’intégration dans la fonction publique

Le Collectif des Médecins Non Intégrés du Tchad appelle les autorités compétentes à donner une suite concrète à la situation de 926 médecins tchadiens en attente d’intégration dans la fonction publique. Lors d’une déclaration à la presse, ce mardi 1er septembre 2026, le collectif a exposé la situation de ces professionnels formés au Tchad et à l’étranger, qui se disent disponibles pour rejoindre le système public de santé.

Selon les données présentées, les 926 médecins concernés proviennent de plusieurs établissements de formation. La Faculté des Sciences de la Santé de l’Université de N’Djaména compte 367 médecins issus de huit promotions, allant de la 22ᵉ à la 30ᵉ, à l’exception de la 23ᵉ promotion, entièrement intégrée. L’Université Adam Barka d’Abéché compte pour sa part 245 médecins issus des 2ᵉ, 3ᵉ et 4ᵉ promotions.

À ces effectifs s’ajoutent 14 médecins formés à la Faculté de Médecine du Bon Samaritain et 300 autres diplômés à l’étranger, dans 40 facultés réparties dans 16 pays. Le plus ancien diplôme parmi ces derniers remonte à 2019.

Pour le collectif, deux principales revendications sont au cœur de la démarche : l’intégration effective des médecins concernés dans la fonction publique et le respect de l’ordre des promotions dans le processus d’intégration. Il estime que ces professionnels constituent une ressource humaine susceptible de contribuer au renforcement des effectifs médicaux et à l’amélioration de l’accès aux soins.

Dans le souci de privilégier le dialogue, des rencontres ont été tenues avec plusieurs responsables publics, notamment au ministère de la Santé publique, au ministère de la Fonction publique, à la Primature et au Secrétariat général du Gouvernement. Ces échanges ont permis de présenter la situation des médecins non intégrés et de rechercher une issue par les voies institutionnelles.

Malgré ces démarches, le collectif déplore l’absence de mesures concrètes permettant de mettre fin à l’attente. Les 926 médecins concernés restent ainsi disponibles pour servir dans les structures sanitaires du pays, alors que les besoins en personnel médical demeurent importants dans plusieurs régions.

Le collectif appelle donc les autorités à examiner cette situation et à concrétiser l’intégration des médecins concernés. Il considère cette démarche non seulement comme une question d’emploi pour les professionnels concernés, mais également comme un enjeu pour le renforcement du système national de santé et la prise en charge des populations.

Tout en réaffirmant son attachement au dialogue et aux voies institutionnelles et légales, le Collectif des Médecins Non Intégrés du Tchad indique qu’il poursuivra ses démarches jusqu’à l’aboutissement du processus.

Quitter la version mobile