Coopération

Projet de ville industrielle intelligente : le partenariat avec Wagas suscite des interrogations au Tchad

Le projet de création d’une ville industrielle intelligente au Tchad, annoncé entre le ministère de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat et le groupe international Wagas, fait l’objet de nombreuses réactions. Alors que les autorités présentent ce partenariat comme une opportunité pour créer des emplois, développer des infrastructures modernes et améliorer le cadre de vie à travers la construction d’une cité industrielle à N’Djaména, plusieurs acteurs de la société civile, experts et observateurs émettent des réserves sur la crédibilité de l’entreprise partenaire.

Sur les réseaux sociaux et dans les débats publics, certains dénoncent ce qu’ils qualifient de « manque de sérieux » de la société Wagas, évoquant des interrogations sur sa situation juridique et financière. D’autres demandent aux autorités davantage de transparence sur les références, les capacités techniques et les garanties liées à la réalisation de ce projet d’envergure.

Ces réactions interviennent après l’audience accordée le 27 juillet 2026 par le ministre Mahamat Assileck Halata à une délégation de Wagas conduite par son PDG Jonathan Partouche. À cette occasion, le responsable de l’entreprise a annoncé la construction d’un nouveau pôle urbain comprenant notamment un hôpital, un centre hospitalo-universitaire, des logements, des bureaux, des espaces verts ainsi que des zones commerciales et industrielles.

Pour l’heure, les autorités n’ont pas communiqué de réponse détaillée aux préoccupations exprimées par certains acteurs, tandis que la mise en œuvre du projet devra passer par plusieurs étapes, dont l’aménagement du site de l’Hippodrome déclaré d’utilité publique.

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