Le Gouvernement entend apporter des réponses concrètes aux préoccupations des enseignants. C’est dans cette perspective qu’une rencontre de concertation avec les partenaires syndicaux du secteur de l’éducation s’est tenue sous la présidence du Ministre de la Fonction Publique et de la Concertation Sociale, M. Abdoulaye Mbodou Mbami, par ailleurs Président du Conseil Tripartite de Pilotage du Pacte de Stabilité Sociale et Économique.
La rencontre s’est déroulée en présence du Ministre d’État, Ministre de l’Éducation Nationale, de la Promotion Civique et du Bilinguisme, M. Mahamat Ahmat Alhabo, des Conseillers du Président de la République en charge de la Fonction Publique et de l’Éducation Nationale, ainsi que des responsables techniques des deux départements ministériels.
Au cœur des échanges figuraient les principales préoccupations soulevées par les organisations syndicales du secteur de l’éducation, ainsi que le suivi de la mise en œuvre des mesures issues de l’arbitrage du Maréchal, Président de la République, Chef de l’État.
Parmi les mesures examinées figure l’octroi d’une prime de 10 000 F CFA à compter de janvier 2027, suivie d’une augmentation supplémentaire de 5 000 F CFA à partir de janvier 2028, en faveur des enseignants relevant du Ministère de l’Éducation Nationale.
La question de l’autorisation des études au profit des enseignants a également fait l’objet d’échanges approfondis. Séance tenante, le Ministre Abdoulaye Mbodou Mbami a instruit les deux Secrétaires Généraux des Ministères de la Fonction Publique et de la Concertation Sociale et de l’Éducation Nationale de travailler à la mise en place d’une stratégie destinée à assurer l’application effective de cette mesure.
Le recrutement des enseignants a constitué un autre point majeur des discussions. Face aux besoins croissants du système éducatif national, le renforcement des effectifs apparaît comme une nécessité, notamment dans le contexte de la mise en œuvre effective du bilinguisme dès l’enseignement primaire à compter de la prochaine rentrée scolaire.
À cette situation s’ajoute le déficit engendré par les nombreux départs à la retraite, les décès ainsi que l’identification de cas d’agents fictifs. Le remplacement progressif des postes concernés devra permettre de renforcer les capacités du système éducatif et d’assurer son bon fonctionnement.
Cette rencontre traduit la volonté du Gouvernement et des partenaires sociaux de privilégier le dialogue et la concertation dans la recherche de solutions aux préoccupations des enseignants. Elle s’inscrit également dans la dynamique de consolidation de la stabilité sociale et économique.
Les échanges, qualifiés de constructifs, ont permis de réaffirmer l’engagement des différentes parties à poursuivre les concertations afin de favoriser une mise en œuvre effective des mesures arrêtées et de répondre aux attentes du personnel enseignant.

