Société

Djazimé, de Sergent à Colonel : le parcours d’une pionnière

Fatimé Mahamat Idriss, connue sous le nom de Djazimé, porte l’image d’une femme debout, forgée par le courage et la fidélité à sa patrie. Son parcours militaire est celui d’une combattante qui a choisi de s’engager lorsque la nation traversait ses heures les plus sombres.

Dès 1979, au cœur de la guérilla urbaine, elle prend les armes avec détermination. De Kotoro Falata à Wadi Djeddid, de Wadi Barid à Koulbous, elle affronte les dangers, fidèle à son serment et à son pays. Intrépide soldate, elle se distingue par son honneur et sa loyauté, versant son sang pour que vive la République.

Animée par la volonté de se perfectionner, Djazimé poursuit sa formation dans les plus grandes écoles militaires. À Saint-Maixent-l’École, en France, elle devient Sergent en 1984. De retour au pays, elle s’occupe des évacuations sanitaires des blessés de guerre, gravit les échelons et obtient le grade de Capitaine. En 1990, après l’École Militaire de Santé de Dinan, elle est promue Lieutenant. Sa carrière se poursuit avec constance : Lieutenant-colonel en 1995, Colonel en 2006.

Depuis deux décennies, elle continue de servir avec abnégation, sans que son engagement ne soit récompensé par de nouvelles responsabilités ou promotions. Pourtant, son parcours force le respect. À la veille de sa retraite, elle demeure une figure de courage et de dignité, symbole de fidélité aux valeurs de la République.

Fatimé Mahamat Idriss, Djazimé, n’est pas seulement une militaire. Elle est une patriote, une femme d’exception dont la vie raconte l’histoire de toutes celles qui, dans l’ombre, ont porté haut l’honneur de la nation.

Inspiré du témoignage de Moustapha Dahleb

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