Réuni en urgence le samedi 13 décembre 2025 à la Bourse de travail, le Bureau Exécutif de l’Union des Syndicats du Tchad (UST) a tiré la sonnette d’alarme face à une situation sociale jugée « intenable » pour les agents de l’État. Cette alerte intervient alors que les enseignants sont en grève depuis plusieurs semaines, paralysant le secteur de l’éducation.
Mais le malaise dépasse largement les écoles. Selon l’UST, des tensions similaires secouent la santé, les affaires sociales, l’agriculture, l’élevage, le pétrole, la fonction publique ou encore la justice. Les travailleurs de ces secteurs, confrontés à la cherté de la vie et au blocage des statuts particuliers, ne parviennent plus à subvenir à leurs besoins.
L’organisation syndicale appelle le gouvernement à « s’assumer pleinement » pour sauver l’école tchadienne, mais aussi pour trouver des solutions durables aux revendications des travailleurs. Elle met en garde contre le risque d’une grève générale qui pourrait compromettre la mise en œuvre des « 12 chantiers et 100 actions » du Président Mahamat Idriss Déby Itno, inscrits dans le cadre du Plan national de développement (PND) « Connexion 2030 ».
Soucieuse de préserver un climat de paix sociale, l’UST, par la voix de son vice-président Younous Mahadjir, se dit ouverte au dialogue avec le gouvernement pour aboutir à une solution favorable aux deux parties.

