Éducation

Chronique : Et si Bolmbari Ngolaou avait finalement raison ?

Chez les enseignants, la prime de 15 000 Fcfa, échelonnée sur deux ans, a visiblement réussi l’exploit. Le bureau national du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) dit oui, la section de N’Djaména répond : « Pas si vite ! »

Pour le secrétaire général du bureau national, Bolmbari Ngolaou, le calcul est simple : on ne crache pas sur l’argent, même lorsqu’il arrive à petits pas. On prend ce qui est proposé et on continue de négocier. Bref, selon lui, mieux vaut un petit quelque chose dans la poche qu’un grand discours dans la rue.

Mais à N’Djaména, le thermomètre syndical affiche une autre température. La section rejette la proposition et semble déjà regarder du côté de la grève. Problème : le demi-salaire de février dernier n’a toujours pas retrouvé le chemin des poches. Vouloir repartir au front avant même d’avoir récupéré les munitions financières, c’est un peu comme retourner au combat avec une tirelire vide !

Autre détail qui donne du piment à l’affaire : le bureau national avait justement reçu mandat pour négocier avec le gouvernement. Alors, entre le « prenons et continuons à discuter » de Ngolaou et le « on ne lâche rien » de la section de N’Djaména, les enseignants se retrouvent face à un choix cornélien.

Au fond, la question est moins de savoir qui parle le plus fort que qui regarde le mieux la réalité en face. Car dans cette partie de bras de fer, il faudra bien, à un moment, que quelqu’un pense aussi à la… facture !

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