Depuis début octobre, au Tchad, il n’y en a presque que pour elle : la dengue ! Dans les familles, au marché et sur WhatsApp, son nom est sur toutes les lèvres. La cadette a fait une entrée fracassante, au point de voler la vedette à son aîné, le vieux paludisme.
Une fièvre ? Aussitôt, les spécialistes de quartier entrent en scène : « Et si c’était la dengue ? » Pendant ce temps, monsieur Palu, confortablement installé dans son fauteuil, doit se demander s’il n’a pas été mis à la retraite sans préavis !
Pourtant, le vieux n’a pas dit son dernier mot. Il continue de faire des victimes et demeure une menace sérieuse. À force de vivre avec lui, on aurait presque fini par le banaliser. Grave erreur ! Attention, il ne s’agit pas de minimiser la dengue, qui peut elle aussi tuer. Mais pourquoi faudrait-il surveiller la cadette en oubliant l’aîné ? Les moustiques, eux, ne suivent pas les tendances et ne consultent pas WhatsApp avant de piquer !
Le bon réflexe reste de se protéger, d’éliminer les eaux stagnantes et de consulter un professionnel de santé en cas de fièvre, sans jouer au médecin à domicile.
Au Tchad, la dengue a peut-être ravi la vedette au paludisme, mais elle n’a pas encore hérité de son fauteuil ! Restons vigilants contre les deux, car les moustiques ne font pas de distinction entre les maladies à la mode et celles qu’on croit connaître par cœur.

