En déplacement dans cette localité, la délégation gouvernementale a tenu, ce mardi 24 mars 2026, une réunion élargie avec les autorités traditionnelles, les responsables administratifs et les représentants des familles endeuillées. Objectif : établir les circonstances de la tragédie ayant causé des pertes en vies humaines, tout en réaffirmant la présence de l’État et en rassurant les populations sur leur sécurité.
La rencontre, présidée par le ministre de la Défense, le Général de division Issakha Malloua Djamous, a réuni plusieurs responsables de l’appareil sécuritaire et institutionnel. Le chef de la délégation a insisté sur la priorité accordée à la protection des citoyens et à la préservation de l’intégrité territoriale.
Un message soutenu par le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration, le Général de corps d’armée Ali Ahmat Aghabache, qui a exprimé l’émotion du gouvernement face aux pertes humaines, rappelant que chaque victime constitue une perte inacceptable pour la nation. Il a également souligné l’implication du Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, dans le suivi du dossier, assurant que des enquêtes sont en cours et que des mesures appropriées seront prises.
De son côté, le chef d’état-major général des armées, Abakar Abdelkrim, a réaffirmé l’engagement des forces de défense et de sécurité à faire toute la lumière sur les faits et à prévenir toute récidive, notamment à travers un renforcement du dispositif sécuritaire aux frontières.
Les autorités locales ont appelé à une mobilisation des chefs traditionnels pour accompagner les efforts de l’État, favoriser l’apaisement et préserver la cohésion sociale dans cette zone sensible. Une démarche saluée par les autorités traditionnelles, qui ont réaffirmé leur disponibilité à œuvrer aux côtés des institutions.
Les représentants des familles des victimes, quant à eux, ont exprimé leur attente de vérité et de justice, appelant à une accélération des enquêtes afin d’identifier les responsabilités et soulager les souffrances. L’accent est désormais mis sur la transparence, la responsabilité et le renforcement de la confiance entre l’État et les populations de Tiné.

